Avoir confiance

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Des perles? Non! Des miettes tombées de la table des enfants

(Extrait de Notes glanées au fil des jours de 1951  à 1967)

19 janvier 1961

Dans la maison du Père ne pénètrera et ne demeurera que celui qui saura dire : Père !!
Seuls les enfants entrent dans le Règne. Or être enfant, c’est être en rapport de confiance avec le Père… c’est faire son devoir non par convenance, par obligation, sous la menace du châtiment ou avec la promesse de la récompense : c’est agir par amour, c’est faire confiance…

Il ne s’agit pas seulement de petitesse et d’humilité… Cette liberté d’enfant ne peut s’enraciner que dans l’amour confiant. La liberté psychologique n’est pas la liberté de l’enfant. Celui qui est libre est sans attache. Il ne s’attache et ne se laisse pas attacher. Il aime et reste libre. Il s’engage « librement »…
Occupe-toi de Dieu, l’absolu de lumière et de vie, l’amour total… Laisse le purgatoire et le ciel et l’enfer là où ils sont… Ils ne sont rien si Dieu n’y est…

8 février 1961

Toi qui parle tant de charité et qui te plains de ne pas la trouver sur ton chemin n’oublies-tu pas que la charité consiste à donner et non à recevoir… On ne force pas le voisin à être charitable… on l’aide et on l’aime même s’il ne l’est pas.
Et toi qui parle tant d’amour… sais-tu que l’amour consiste à donner, à se donner, à pardonner… et non à exploiter, à tirer son plaisir ou son bien d’un autre… Surtout, l’amour ne violente jamais ; il n’exige rien, sinon le besoin en celui qu’il aime.

13 février 1961

L’amour est éternel comme Dieu, comme le coeur de l’homme. L’amour ne cherche pas le bonheur ni la joie. Il cherche l’amour. Le bonheur et la joie sont le parfum du don de soi et du pardon.

2 mars 1961

La vie est effort dans l’amour. Ce qui est nécessaire en un vivant, c’est le besoin senti, le désir, la faim, la soif. Etre « comme il faut » satisfait les gardiens de l’ordre, mais risque d’arrêter la vie qui cherche le dépassement. Ce que j’aime en toi, c’est ton désir, « ton besoin de moi ». Je donne force au faible, richesse au pauvre, intelligence aux ignorants, di Dieu Créateur, sauver.

11 septembre 1961

Consens à ta faiblesse, à ton impuissance à t’exprimer. Tu pourras beaucoup et tous comprendront. N’envie la grandeur et les qualités de personne ; en face de l’infini, du tout, il n’y a que du partiel, du petit…

Le diable nie, sépare ou cherche diviser. Le Christ, qui est Dieu unit, fusionne, lie ensemble : « Un ». Sois joyeux de la joie des autres, écoute et chante leur chant ! Ne te repens jamais d’avoir été vrai… Souffre de n’avoir pas aimé, aidé ton frère… Retour à l’essentiel, à ce sans quoi on n’est pas ce qu’on est. L’essentiel, en vivant, individuel ou social, est la Vie.

Septembre-octobre 1961

Vivre : devenir ce que l’on est par développement du potentiel reçu à la naissance naturelle, augmenté du levain surnaturel de la grâce, jusqu’à l’épanouissement total de la nature surnaturalisée. Cherche donc autour de toi le milieu dans lequel, et grâce auquel, tu pourras être toi-même, le devenir.

Père Monier

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