Le Fils et le Révolté

Satan et le Christ (extrait de Jésus-Christ tel qu’Il est, 1973)

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L’Homme accepte la suggestion de Satan. « Vous serez comme des Dieux (comme votre créateur : Elohim) : indépendants, faisant le bien et le mal à votre gré ».

Dès le début de la vie publique de Jésus-Christ, le diable est là. Il s’est aperçu que Jésus est un homme dangereux. Jésus-Christ joue l’Amour, or le diable sait ce que cela signifie. Si Jésus-Christ joue Amour, Il est tout puissant tôt ou tard car l’Amour c’est Dieu. Aussi il va lutter de toutes ses forces contre Jésus-Christ.

Vous voyez sa présence tout le long de la vie de Jésus. Toujours quelqu’un à côté de Lui essaie de le faire dévier si possible. Il veut établir le règne de Dieu, mais un règne de communion par amour libre n’acceptant pas de forcer.
N’oubliez pas cette tactique de Jésus-Christ qui jamais ne fera la moindre pression sur la liberté humaine. Tout ce qui diminue la liberté humaine diminue l’homme. Quand vous avez tué la liberté d’un être humain, vous l’avez assassiné.

Aux noces de Cana Il change l’eau en vin mais Il évite qu’on s’en aperçoive. Il a fallu que la Sainte Vierge, plus tard, le dise à saint Jean. Il ne voulait pas faire de bruit. Le diable, lui, aurait voulu en faire.
Jésus-Christ ne veut pas qu’on le connaisse par le diable qui le ferait connaître sous la forme de puissance. Il veut jouer Amour, et l’Amour s’il n’est pas discret, il se tue.
Un amour qui fait du bruit, qui est brutal se tue automatiquement. L’Amour ne fait pas de signes ou des signes qu’on ne comprend que si on aime.

A un moment donné, il est question de délivrer Barabbas ou Jésus. J’avoue que c’est l’événement qui m’a paru le plus atroce de la passion.
Barabbas était une brute, il en était en prison. Pilate pour sauver Jésus va le présenter avec la brute. Il pense qu’ils choisiront Jésus. Or, vous savez que « Barabbas » est un mot hébreu qui veut dire le « fils du père »…
La foule répond : « Barabbas… ! »
C’est diabolique. Le diable vient se mettre de la partie.

Un peu plus tard Jésus-Christ s’en va sur le calvaire et se laisse crucifier. Caïphe le regarde : « Descends de ta croix… Si tu descends, nous croyons en toi et nous sommes tiens. » C’est la dernière tentation du diable.
Il reste, Il se tourne vers son Père : « Père, entre tes mains : mon dernier souffle ».
La victoire est gagnée.

La victoire ne se trouve pas dans les réussites extérieures.
Si nous voulons être fidèles au Christ, il nous faudra toujours jouer cette vérité et cet amour où que ce soit : être nous-mêmes, être véritablement nus dans notre propre vérité.

Voilà la tactique de Jésus-Christ et la tactique du diable.
On s’étonne de cette vie étrange de Jésus. Pour la comprendre il m’a fallu voir comment le diable essaie de se faufiler, comment il essaie de faire gauchir Jésus-Christ en lui faisant employer la puissance, la force, l’éclat, la considération etc…

Ressuscité, Il ne fait aucune manifestation de force. Il rejoint les coeurs bien disposés.

P.M.

Archange

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